Vision de la MDD

5000000, ce chiffre est désormais célèbre dans certains milieux avertis de la société camerounaise. Il s’agit en effet du nombre estimé de camerounais vivant à l’étranger. Sur environ 25 millions de Camerounais, on peut approximativement dire que près du quart de notre population est allé chercher fortune sur d’autres terre. Connaissant le rôle des statistiques dans le processus de développement qui est celui de renseigner sur les tendances et les forces qui influent sur notre vie, ces chiffres doivent nous interpeller.

D’après la Commission de l’Union africaine, la diaspora africaine désigne « les personnes d’origine africaine vivant hors du continent africain, qui sont désireuses de contribuer à son développement et à la construction de l’Union africaine, quelles que soient leur citoyenneté et leur nationalité ». Cette définition ouverte de la diaspora que nous adoptons est celle qui sur le plan du développement et de la lutte contre la pauvreté peut le mieux garantir un intérêt évident pour le continent.

D’une part, historiquement, Le phénomène diasporique n’est donc pas relativement nouveau pour le monde et l’Afrique en particulier. L’Afrique a connu dans un passé lointain de son histoire, un phénomène migratoire sans précédent des populations originaires d’Europe et d’Asie. Il s’agissait notamment des Grecs, des Juifs et des Arabes. Ces derniers étaient à la recherche du savoir, la sécurité mais aussi du bien-être dans ce continent autrefois prospère qui était devenu le premier centre du rayonnement culturel au monde. Aujourd’hui malheureusement le continent n’est plus à ces années de gloire. La pauvreté et le sous-développement continue de gangrener le continent berceau de l’humanité. Les retards énormes sur le plan scientifique, technique, et industriel mettent les pays du continent aux derniers rangs des Etats prospères dans le Monde. Les enjeux sont donc importants. Pour nous à travers tous les filles et fils du Cameroun qui ont amorcé un mouvement migratoire vers les Etats riches et développés, il est question de les faire retournés sur le continent et de contribuer à lui redonner ses lettres de noblesse. Il faut absolument par la diaspora contribuer à régler le déséquilibre qui se fait entre le Nord et le Sud. En effet cette diaspora s’est enrichie sur le plan des compétences techniques, technologiques, industrielles, managériales et même sur le plan culturel. Cette diaspora peut et doit contribuer au relèvement du Cameroun, de notre continent.

D’autre part, parlant de statistiques, essayons nous y à nouveau. La diaspora selon une édition du figaro.fr est la 5ème puissance démographique mondiale ; 215 millions de personnes dans le monde vivent hors de leur pays d’origine. Selon la Banque Mondiale, en 2011, la diaspora mondiale a rapatrié 315 milliards de dollars, 3 fois le flux des aides publiques au développement prodigués par les Etats. Concernant l’Afrique spécifiquement, 35 millions d’africain environ vivent hors de leur pays d’origine. En 2014, selon la Banque mondiale, près de 120 millions d'africains ont reçu 60 milliards Usd envoyés par 30 millions d'africains de la diaspora. Ce montant est supérieur à l'aide publique au développement (56 milliards de dollars en 2014) et aux investissements directs étrangers (50 milliards de dollars). Comment comprendre que malgré ces flux importants, l‘impact ne se fasse pas ressentir au niveau de la croissance ? La réponse est claire. Les fonds envoyés par les africains sont beaucoup plus destinés à régler les problèmes d’ordre social : soins de santé, frais de scolarité, logement etc…

Après tout ceci, deux questions centrales apparaissent donc ici : Premièrement comment la diaspora camerounaise particulièrement ou africaine généralement peut elle par son savoir-faire, son know-how sur le plan technique, scientifique, technologique, social et culturel, contribuer au développement de l’Afrique et à la lutte contre la pauvreté sur le continent ? Deuxièmement, Comment transformer les flux d’argent de la diaspora vers le Cameroun en capitaux de départ aux investissements locaux vitaux ? C’est là la raison d’être de la Maison de la Diaspora pour le Développement (MDD).

La MDD se donne en effet comme mission au Cameroun, d’encourager la diaspora camerounaise disséminée dans le Monde à résolument se tourner vers l’investissement dans leur pays d’origine et contribuer non seulement à mieux satisfaire les besoins vitaux de leurs familles mais également à contribuer à la lutte contre la pauvreté ; à la lutte contre le chômage ; et au développement global et durable du Cameroun. Le développement n’ayant d’effet réel que lorsqu’il à un équilibre et une rationalité visible. Toute chose qui nous impose l’implication de tous les domaines et secteurs d’activités au développement du Cameroun.

La diaspora africaine doit jouer sa meilleure partition pour favoriser le développement de l’Afrique sinon la marginalisation des Africains se poursuivra dans les décennies futures. L’Afrique peut se développer. C’est une question de volonté et de détermination aussi bien des leaders politiques, des Africains du terroir et de la diaspora. Seul le développement durable et humain intégral permettra aux États africains de se développer pour construire une paix harmonieuse sur notre continent. Pour cela, les Africains doivent conjuguer leurs efforts en faisant appel au savoir-faire ou à l’expertise de sa diaspora éparpillée à travers le monde. La MDD souhaite évidemment commencer cette dynamique au Cameroun et ensuite essaimer son modèle sur l’ensemble du Continent.

La diaspora camerounaise tout comme toutes les diasporas du monde et peut-être mieux, est une richesse sur plusieurs plans. Elle dispose de l’expertise nécessaire à l’enrichissement de nos politiques de développement et du renforcement technique et technologiques de nos PME et industries. La double appartenance des diasporas est une richesse sur le plan culturel et social. Elle facilite les échanges interculturels entre les nations, la compréhension mutuelle et l’enrichissement de nos cadres de vie. Ces camerounais allé sous d’autres cieux ont cette volonté forte de revenir contribuer au développement de leur pays qu’est le Cameroun, la MDD se propose d’être leur bras séculier pour le bonheur de notre grand pays qu’est le Cameroun.

Par la réalisation de nos différents programmes et actions au Cameroun, la diaspora camerounaise aura à cœur la réalisation des Objectifs pour la Prospérité de l’Afrique.

Vous pouvez visiter nos différents programmes qui permettront à la diaspora de mener plusieurs projets en direction du Cameroun. Dans l’économie, l’entrepreneuriat, le développement technologique et industrielle, les financements innovants, l’immobilier, l’environnement, l’Agriculture, l’eau, l’énergie. Bien évidemment avec une place importante accordée à la jeunesse et à la femme.

Notre levier principal parmi bien d’autres, est la « Carte de développement ». Véritable produit de financement innovant, participatif et solidaire de la MDD autour de micro-contributions annuelles de la diaspora.

La mobilisation de la diaspora camerounaise dans tous les coins du Monde, les micro-contributions régulières vont permettre de soutenir divers programmes, d’appui aux projets dans différents domaines en relations avec les ODD : Entreprenariat ; Industrie ; Innovations technologiques ; Santé ; Agriculture ; culture ; Tourisme ; Education ; économie, social et changement climatiques. Nos différents programmes par leurs caractère innovants seront appeler à contribuer à la transformation de notre pays.

Nous souhaitons qu’il n’y ait aucun camerounais dans le monde qui soit en marge de cette initiative. En effet, par elle, nous voulons également démontrer que l’idée selon laquelle les camerounais ne seraient pas solidaires entre eux est dépassé et bien derrière nous.

Ensemble, Camerounais d’ici et d’ailleurs, par la mutualisation des avoirs et des savoirs, luttons contre la pauvreté, le chômage, le sous développement et réalisons les Objectifs du Développement Durable pour le Cameroun à l’horizon 2030.

Pour la prosperité de l’Afrique, La diaspora camerounaise s’engage !!!
Le Conseil d’administration.